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L'utilisation des couches lavables offre de multiples avantages, autant chez le bébé que chez l'enfant ou l'adulte incontinent.
*Ecologie
L’utilisation des couches jetables génère plus d’une tonne de déchets par enfant, de sa naissance jusqu'à environ 3 ans. De plus,leur fabrication et leur élimination est très polluante. Un enfant en couches lavables, c’est environ 3 fois moins de déchets, alors imaginons le bénéfice sur l'environnement lorsqu'un adulte incontinent utilise des couches lavables...
*Santé
Contrairement aux jetables, les lavables :
-sont exemptes de produits chimiques
- laissent respirer la peau (évacuation facilitée de la chaleur et de l'ammoniaque des urines).
-font prendre conscience à l’enfant de l’évacuation de ses besoins et avancent ainsi l’age de l'acquisition de la propreté de 6 mois en moyenne.
-favorisent la position naturelle écartée des cuisses, ce qui est excellent pour le développement des articulations des hanches du bébé.
-Sont extrêmement confortables ce qui est fort apprécié par les adultes incontinents qui portent des couches jour et nuit durant de nombreuses années!
*Budget
Pour un bébé, de la naissance à la propreté,les couches lavables nécessitent un budget moyen de 1000 euros (variable suivant le nombre de couches et les modèles) contre 1500/2000 euros pour des jetables(variable suivant les marques). De plus on peut les utiliser pour d'autres enfants(fratrie, vente d'occasion etc...).
Un adulte incontinent totalement jour et nuit devra investir environ 1300 euros** pour s'équiper en couches lavables, investissement qui sera amorti en 9 mois environ*, pour une utilisation minimale de 5 ans!
** Sur la base de nos modèles les plus onéreux et en taille L.
*Sur la base d'une dépense de 150 euros par mois en couches jetables.
Utiliser des couches lavables, c’est s’inscrire dans une démarche de développement durable!
UN ENFANT EN COUCHES LAVABLES c’est :
*72% de matières premières en moins
*41% d’énergie consommée en moins ! (malgré les lavages)
*28% d’eau dépensée en moins !! (malgré les lavages)
*87% de déchets en moins
avec en plus :
-L’abolition de la mise en décharge des déchets résiduels des bébés.
-L’abolition des tests sur les animaux.
-Le développement d’une économie locale en choisissant des couches lavables conçues dans votre région.
-Une démarche de développement durable cohérente en choisissant des couches lavables constituées de textiles issus de l'agriculture biologique (parce que ça ne sert pas à grand chose de laver des couches si elles sont fabriquées à partir de textiles menaçant l'environnement comme le coton classique et le bambou).
LES COUCHES JETABLES ***
Des méfaits sur la santé
Plus au sec, moins irrité?
S'il est admis par certains que les problèmes d'irritations sont réduits par la capacité des couches jetables de maintenir les fesses au sec (SCHUMAN, 1997), c'est sans prendre en compte les progrès techniques apportés également dans le domaine des couches lavables, qui peuvent aussi garder au sec. Certains pédiatres recommandent d'ailleurs d'utiliser des couches lavables en cas d'érythème fessier récidivant (ROWLAND, 1995 ; TURKINGTON, 1995). La présence de parfum et autres produits chimiques dans les couches jetables les rend agressives pour les peaux sensibles.
Il est unanimement reconnu (SCHUMAN, 1997, ROWLAND, 1995 ; TURKINGTON, 1995, Acte Santé, 1991) que les irritations sont causées par l'humidité sur la peau de l'enfant, mais également par la chaleur, la décomposition de l'urine en ammoniaque et surtout les bactéries. Réduire le premier facteur ne suffit pas à limiter les irritations. La seule solution consiste à changer souvent la couche, ce que les couches jetables n'incitent pas à faire, principalement car elles semblent sèches, mais aussi à cause de leur coût et l'envie de réduire les gaspillages.
Température sous la couche, effet de serre?
Une étude (PARTSCH et al, 2001) démontre que la température scrotale augmente fortement chez les bébés et les enfants portant des couches jetables. Avec la couche de coton, la température des bourses est en moyenne inférieure d'un degré par rapport à celle constatée avec les couches jetables. Il apparaît donc que les couches doublées de plastique bloquent le mécanisme physiologique de refroidissement des testicules. Les médecins supposent que les bourses, soumises à des températures si élevées, ne peuvent pas se développer normalement. Malgré tout, le Dr. Carl-Joachim Partsch ne veut pas catégoriquement condamner les couches jetables, mais en cas de température élevée, il préconise de mettre des couches en coton aux garçons.
Asthme?
Une recherche (ANDERSON et ANDERSON, 1999) a étudié la respiration de rats soumis à des flux d'air provenant de couches jetables neuves (3 marques testées) ou de coton.
Il apparaît que l'inhalation d'air initialement en contact avec les couches jetables provoque des irritations et même des réactions de type asthme, ce qui n'est pas le cas de l'air ayant circulé de la même manière sur le coton. Une étude conduite par "Anderson Laboratories" en 1999 et publiée dans Archives of Environmental Health, a montré que les couches jetables contiennent des composés organiques volatiles, incluant toluène, éthylbenzène, xylène et dipentène1
TBT?
Des analyses réalisées par Greenpeace en mai 2000 ont mis en évidence des traces de TBT (trybutil étain) dans certaines couches jetables. D'autres composés d'organoétains comme l'étain dibutylique et l’étain de monobutyl ont été également trouvés.
Même en très faible concentration, le TBT peut nuire au système immunitaire de l’homme et endommager son système hormonal. Il est absorbé par la peau.
L'organisation britanique WEN (Women's Environmental Network) a également réalisé des analyses et trouvé du TBT dans les couches en juillet 2000. La réaction des grandes firmes productrices de couches par rapport à cette information rendue publique est que les teneurs en TBT sont relativement faibles, et qu'elles respectent les normes.
Polyacrylate?
Le gel super-absorbant (polyacrylate de sodium) considéré comme la substance révolutionnaire pour absorber le liquide et maintenir au sec était également utilisé dans les tampons hygiéniques pour femmes, il a dû en être retiré en 1985 car il était associéau syndrome de choc toxique. Son fort pouvoir absorbant rend la poudre de cette substance dangereuse en cas de contact avec les yeux ou d'inhalation. Il est recommandé de ne pas déchirer les couches afin de ne pas en extraire la poudre.
Dioxine?
Le blanchiment des couches jetables au chlore génère des produits toxiques comme la dioxine dont on retrouve des traces dans les couches elles-mêmes. Le terme dioxine regroupe plus de 200 molécules chlorées, dont 17 sont réputées toxiques. Les molécules de dioxine se concentrent en priorité dans les cellules graisseuses. (Par la voie d'absorption que représente notre peau). Les dioxines séjournent 30 ans dans l'organisme humain. L'OMS a reconnu qu'il s'agissait de substances cancérigènes à long terme. Des observations sur l'animal tendent à prouver que les dioxines sont impliquées dans un dérèglement hormonal, une baisse des défenses immunitaires, des troubles de la fertilité, des atteintes au développement neurologique pour les nouveaux-nés exposés in-vitro.
Effets de ces produits chimiques?
Il n'existe à l'heure actuelle aucune étude prouvant que ces substances, dans les concentrations rencontrées, sont nocives pour la santé des enfants. Cependant, la nature cancérigène de certaines et les effets négatifs d'autres sur l'environnement ou la santé devraient conduire à prendre des précautions quant à l'utilisation de ces couches.
Si rien ne prouve la toxicité de ces produits dans les couches, aucune étude suffisamment longue ne prouve non plus leur innocuité.
Le polyacrylate retiré des tampons hygiéniques, les phtalates retirés des hochets, le distilbène donné aux femmes enceintes et ayant causé des anomalies génitales aux enfants sont des exemples qui montrent l'intérêt des études à long terme sur ce type deproduit. Le sage principe de précaution devrait inciter à ne pas mettre les enfants en contact permanent durant les 2 premières années de leur vie avec ces produits potentiellement dangereux pour leur santé.
Les parents sont généralement informés des problèmes de santé liés à la nourriture du bébé, à la prise de médicaments, à l'hygiène, au tabac. L'ignorance est entretenue sur les dangers que représente la couche jetable. Tous les parents veulent ce qu'il y a de mieux pour leur bébé, et sont très habilement influencés par les publicitaires.
***Source : thèse de Anne-Sophie OURTH, en vue de l’obtention du grade de Docteur en environnement, 2003.
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